ExpEdition Lengguru-Kaimana 2010

Exploration de la biodiversité des karsts de Papouasie-Occidentale du 3 octobre au 19 novembre 2010
(Plaquette de l'expédition à télécharger)

Résumé du projet

L’isthme de la péninsule de la Tête d’Oiseau qui relie l’extrême nord de la Papouasie-Occidentale avec le reste de l’île de Nouvelle-Guinée est probablement l’une des régions du monde la moins bien connue d’un point de vue biologique, archéologique et même géographique. En effet, cette région est caractérisée d’une part, par des reliefs karstiques accidentés et isolés par de profondes vallées et, d’autre part, par des écosystèmes forestiers encore intacts et extrêmement développés, typiques des zones tropicales humides.


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Une première phase d’un projet international et pluridisciplinaire ambitieux est programmée à l’automne 2010 dans le massif de Lengguru. Cette campagne scientifique vise à inventorier les poissons d’eau douce et à initier une première évaluation de la biodiversité notamment sur la faune en invertébrés des eaux douces et des systèmes souterrains de cette région.

Ces approches liées à une étude de l’évolution karstique de la région permettront de mieux comprendre le lien qui peut exister entre la formation et l’évolution de ces unités karstiques et la diversification biologique observée. Par ailleurs, cette région a été un point de passage quasi-obligatoire entre l’Asie et l’Australie lors des grandes migrations humaines. Cet aspect de l’histoire de l’humanité reste encore mal connu et les investigations biologiques qui seront menées dans les cavités souterraines seront aussi l’occasion de recherches archéologiques.

Des chercheurs de différentes disciplines : biologie, géologie, karstologie, hydrogéologie, paléontologie, anthropologie, archéologie et une logistique lourde seront impliqués et déployée afin de mener à bien les investigations dans cinq zones situées sur ce vaste lambeau de terre sauvage.

Un navire de l’APSOR (Académie des Pêches de Sorong, partenaire Indonésien des recherches de l'IRD), de 32 mètres et de 18 cabines, servira de camp de base principal pour l’équipe constituée d’une quarantaine de personnes. Les zones d’études seront atteintes en remontant à l’aide de canots pneumatiques motorisés les principaux cours d’eau. A partir de camps avancés, les équipes pourront mener leurs investigations en toute autonomie et en impliquant les techniques de recherche scientifique mais aussi de spéléologie.

Une telle aventure scientifique, dans un contexte général de l’érosion massive de la biodiversité planétaire, est l’occasion d’informer et de communiquer vers le grand public notamment à travers un film documentaire et la mise en place d’un site web ainsi qu'un blog destiné aussi aux élèves et professeurs des écoles, collèges et lycées. ■

peche

Prélèvement de faune aquatique

lapiaz

lapiaz d'altitude

poisson_arc_en_ciel

Poisson arc-en-ciel endémique de Paouasie

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