Programme scientifique

 

 

 

 

 

 

(1) Thèse de Vivien Bailly: "La chaîne de Lengguru: Evolution et structure d’un prisme jeune dans le contexte tectonique rapide de Papouasie occidentale."
Soutenue le 13 novembre 2009 pour l’obtention du titre de Docteur de l’Université Paris VI -Spécialité Sciences de la Terre, Ecole Doctorale GRN ­ED 398 préparée au laboratoire de Géologie de l’Ecole Normale Supérieure de Paris et dans les locaux de Total E&P Indonésie ­Jakarta.

(2) Article 2008 Bailly, V., Pubellier M., Ringenbach J.C., Structure of the Lengguru Fold Belt, New Guinea island : consequence of rapid kinematic changes 2008, 33 International Geological Congress, Oslo.

Programme scientifique

Géomorphologie et hydrologie karstiques

A travers sa thèse, soutenue en 2009, portant sur la géologie structurale de la chaîne de Lengguru, V. Bailly (1) montre que les massifs karstiques sont issus de la compression et de la déformation d’un prisme d’accrétion suite à la subduction de la plaque pacifique sous la plaque australienne. Cet événement géologique majeur est daté de près de 10 millions d’années. L’étude a également révélé que le massif s’effondre depuis environ 3 millions d’années. Ce processus est matérialisé par l’apparition de nombreuses fractures perpendiculaires aux plis de compression ce qui pourrait avoir un impact majeur sur le réseau hydrographique karstique et notamment sur la dynamique hydrologique des lacs situés dans les poljés. Une attention particulière sera portée sur le fonctionnement hydrologique de ces lacs et notamment sur la fluctuation de leur niveau.(2)


Soutirage karstique près du lac Mbuta


Les ressources hydrologiques, en quantité (débits) et qualité (géochimie), sont la clef de voute de l’équilibre des écosystèmes karstiques et de leur biodiversité associée. Il est donc primordial de caractériser le contexte géomorphologique et hydrologique des karsts de Lengguru puis de présager de l’évolution future de ces ressources par l’utilisation de modèles prédictifs basés sur des situations évolutives contrastées.
Dans ce contexte, cinq zones cibles ont été choisies dans différentes parties du massif grâce à la superposition de données satellitaires, de cartographie et d’imagerie aériennes. Elles ont été définies à proximité des principaux lacs de la région et se situent dans des parties très érodées du karst, matérialisées par des dolines, des gouffres et de nombreuses disparitions-résurgences de rivières.

Lac-Kamakawalar
Lac Kamakawalar


Un bilan hydrologique lacustre incluant une estimation des apports et des pertes du réseau karstique, sera effectué sur les lacs Aiwasa, Lakamora, Kamaka, Sewiki et Mbuta.


Exploration d'une grotte fossile


L’exploration spéléologique complètera le bilan hydrologique lacustre et permettra notamment la cartographie, la topographie et l’étude des mécanismes de dépôts, d’érosion et de concrétion qui caractérisent ces réseaux souterrains.■

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